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Light painting

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Apprendre les techniques du Light painting avec Stéphane BRUNET

Par Stéphane Brunet 28 septembre 2015 2868 Vues Pas de commentaire

Dans cet article, je vais donc vous expliquer, en substance, comment réaliser des photographies en lightpainting, uniquement avec les lampes torches de mon partenaire Fenix et quelques petites customisations maison. 
La première sera composée d'un simple éclairage et d'une calligraphie, la seconde d'un ensemble un peu plus complexe.


Photo n°1 : éclairage et calligraphie 

Je vais passer volontairement très vite sur les bases de la photographie en elle même, à savoir le choix du lieu, le cadrage, la mise au point et les réglages de mon reflex, ce qui nous intéresse ici, c'est de voir comment j'agis avec mes lampes torches, comment les customiser, quel rendu je recherche, etc... 

La première chose pour cette photo va donc être de réaliser une calligraphie, et de l'insérer ensuite à un décor. Il faut savoir que, une photographie en lightpainting s'effectue dans l'obscurité la totale (suivant les possibilités du lieu choisi) et n’apparaîtront sur votre photo que les éléments que vous allez éclairer.
Pour celle ci je vais donc utiliser deux lampes Fenix : une LD75C pour l'éclairage du fond, et une TK22 pour la calligraphie que j'ai customisé de la façon suivante, avec une découpe de plexi, que je scotche à ma lampe


je commence donc par la calligraphie, celle ci pouvant s'avérer souvent complexe car l'on doit écrire à l'envers, il est plus facile de stopper de suite sa photo en cas de raté. Après quelques essais, je décide de conserver un style d'écriture proche de celui ci :

Je passe ensuite à quelques essais d'éclairage avec la LD75C et son mode de changement de couleurs, l'idée de base est celle ci :

Je constate néanmoins qu'il me faudra rectifier certaines choses sur la version finale de la photo : le vert s'étend un peu trop et vient se mélanger au rouge, il me faudra donc restreindre quelque peu sa diffusion au mur du fond. De même le bleu manque d'éclairage au niveau du sol et me faudra penser à insister un peu plus de ce côté là. 
Tout étant désormais dans un coin de ma tête, il ne me reste plus qu'à réaliser tout ça en une seule et unique prise, dont voici le résultat final  ( pour info : F8, 102 secondes, 200iso )




Passons désormais à une photographie un peu plus complexe :


Photo n°2 : avec modèle et multiples éclairages 


Pour le besoin de cette photo, je vais utiliser quatre lampes Fenix, dont je vous détaillerai les utilités et customisations au fur et à mesure du déroulement de la prise de vue : une E05, une PD22, une Tk22 et une LD75C 
Passée l'étape réglages/cadrage/mise au point, je vais commencer par éclairer ma modèle (merci à Nikita Rosa au passage). Pourquoi commencer par elle ? tout simplement car, à l'inverse d'un portrait traditionnel, les temps de pose sont très longs, et peuvent se compter en minutes, donc difficile pour elle de rester parfaitement immobile sur ces laps de temps, c'est pour cela que je commence toujours par cet éclairage.
Je me suis donc servi d'une E05, à la puissance plus limitée et qui évite les ombres superflues, comme on peut le voir ci dessous :


Je vais ensuite passer rapidement à l'éclairage du décor, ceci doit se réaliser assez vite, pour, de même, éviter que la modèle n'ai eu le temps de bouger
J'ai utilisé ici ma LD75C. Premièrement pointée vers l'appareil photo, pour créer un effet de backlight, et ensuite en balayant le fond de la pièce pour éclairer le reste des murs.


La troisième étape va consister à créer un peu de mouvement dans la pièce et autour de la modèle. Je reprends dans un premier temps ma TK22 équipée de mon morceau de plexi (voir photo n°1), je m'en sers en mode SOS, et je vais traverser la pièce de l'arche du fond à droite jusqu'à celle de gauche, tout en l'agitant pour effectuer quelques formes assez dynamiques, comme ceci :

Enfin ne me reste plus qu'à réaliser quelques arabesques autour de la modèle. 
Ici j'ai utilisé une PD22, customisée avec une petite bouteille plastique de couleur, photo ci dessous du bricolage, plus de ce que ça donnera sur la photo :




Me reste à compiler tous ces effets en une seule prise, dont voici le résultat final ( pour info : F8, 119 secondes, 100iso )



Voilà, vous en connaissez désormais un peu plus sur ma façon de procéder, vous pouvez retrouver mon travail sur www.manogre.com .
Je remercie Fenix pour son soutien retrouvez les sur www.lampe-torche-fenix.fr ou bien sur leur nouveau site compatible tablette et smartphone www.fenix-lampe-fenix.fr , et la possibilité offerte de mettre en avant mon travail. 

Manogre
Postés dans: Light painting

Interview d'un Professionnel du light painting, à ne pas rater sur GRENOBLE !

Par Axel 26 août 2014 4259 Vues Pas de commentaire

 

LF = Lampe torche Fenix.fr
SB = Stéphane BRUNET

LF : Comment avez vous découvert le lightpainting et depuis combien de temps le pratiquez vous ? 

SB : Même si je connaissais la pratique depuis un certain temps, je l'ai vraiment découvert en octobre 2012, dans le cadre des "Rendez vous à l'atelier" organisés par la région Rhône-Alpes. Exposition, ateliers pratiques et démonstrations in situ par Jadikan et Neuro, deux maîtres Français en la matière. j'ai tout de suite accroché aux diverses possibilités que cette technique offrait, et ce fut le véritable point de départ, avec quelques semaines plus tard, une grosse sortie lightpainting organisée par l'association Focus Grenoble à laquelle j'appartiens. 
LF : Comment avez vous appris à pratiquer cet art ? 

SB : Grâce aux conseils avisés des deux personnes citées ci-dessus, puis ensuite seul, en testant encore et encore pas mal de choses, le web regorgeant de tutoriels de tout genre.
Ensuite deux "événements" m'ont fait franchir un cap supplémentaire : une torche de très bonne qualité, avec une bonne puissance, offerte par une amie, puis un partenariat avec la société Néon Flexible, m'ont permis d'envisager des photos beaucoup plus travaillées en terme d'effets 
LF : Quels sont les types de lightpainting possibles ?

SB : on ne peut pas vraiment parler de différents types de lightpainting, puisque c'est une technique photographique à part entière. je comparerais un peu ça au noir et blanc, on peut l'adapter sur tout type de photos (ou presque). La grosse différence c'est que c'est vous qui créez votre image, ses effets, etc... 
Donc n'importe quelle scène est susceptible de pouvoir être lightée, personnellement je privilégie les endroits abandonnés, car ma pratique photographique était concentrée sur l'urbex principalement, et depuis quelques temps je travaille de plus en plus avec des modèles, ce qui donne une approche très différente au niveau éclairage 
LF : Avec quel matériel avez vous débuté ? Quel est le matériel minimum nécessaire ?

SB : J'ai débuté avec une torche 7 couleurs et quelques scripters, le minimum nécessaire étant simplement une lampe torche d'une puissance relativement convenable pour pouvoir s'amuser, ensuite à chacun de la customiser un peu à sa façon et en fonction de ce qu'il a envie de réaliser 
LF : Quel matériel utilisez vous pour le lightpainting ? 

SB : Alors tout d'abord la base : un appareil de type reflex, un trépied et une télécommande. 
Ensuite pour ce qui est du light en lui même, j'utilise beaucoup de choses différentes, en fait tout ce qui me passe un peu sous la main et qui a une source lumineuse : lampes torches d'intensité différentes, scripters, lampes de doigts, néon flexible, bandes led, guirlandes de noël, voire même tout récemment des jouets pour enfants 
Après tout est question de bricolage, pour l'adapter et le customiser à mes envies, comme je l'ai dit plus haut. 
LF : Est il différent selon les photographies souhaités ? Si oui, avez vous des exemples ?

SB : Alors oui, chaque "outil" ayant des intensités et des rendus différents, je les utilise de manière différente selon ce que je recherche créer dans ma photographie : une torche de forte puissance servira plus à l'éclairage des grands espaces/volumes, une de puissance plus faible servira pour les modèles, les scripters permettent l'écriture/le dessin de manière très fine, les néons donneront un effet de fumée, etc.... 

LF : Quel conseil donneriez vous à ceux qui souhaiteraient se lancer dans cet art (erreurs de débutant à éviter, petits conseils pratiques) ?
SB : En premier lieu apprivoiser sa lampe torche et son rendu, afin de connaître parfaitement quel type d'éclairage elle va donner suivant la distance à laquelle on est placée, ou suivant les réglages de l'appareil par exemple. essayer d'être le plus possible en mouvement constant, être immobile donne souvent lieu à des traces de vos ombres. 
tester et re-tester encore et toujours différentes scènes, différents éclairages, différents effets, et bien analyser et chercher à comprendre ce qui était bon ou non à chaque fois, ce jusqu'à être satisfait du résultat final 
Pour finir n'hésitez pas à poser vos questions autour de vous, il existe plein de groupes, de forums dédiés à cette technique, et l'accueil des lighteurs y est toujours chaleureux 
LF : Un dernier mot ? 

SB : je voudrais juste remercier quelques personnes pour leur soutien, qu'il soit logistique ou financier (ma première exposition arrive en septembre) : Gaëlle Houdemer, qui m'a offert ma toute première torche digne de ce nom, Steven Buxton de la société Néon Flexible, Yveline Denat, directrice des affaires culturelles de la ville de Pont-de-Claix, Sandrine Charitat, Chargée culture et événementiel à la mairie de Pont-de-Claix, Gines Mendez de la Société Alpine de peinture, Jadikan et Neuro, mes amis lighteurs de Grenoble, et tous ceux qui me soutiennent en général et enfin Axel de Bataille et la société Lampe torche FENIX.fr pour ce tout nouveau partenariat.
Merci Stéphane BRUNET pour ces conseils d'experts et pour vos réponses.
Retrouvez le sur sa page Facebook: https://www.facebook.com/manogre?fref=photo 
Et aussi du 22 Septembre au 31 Octobre 2014 du lundi au vendrdi de 8h/18h30 au Fresh'art de Grenoble https://www.facebook.com/Freshart.cafe.restaurant.
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Cloud Stories - Histoires de nuage par Romain MILLET

Par Romain MILLET 15 juillet 2014 8295 Vues 1 commentaires

[FR-EN]

 

[FR]: Voici mon dernier travail, histoires de nuage, mettant en scène un ou des nuages réalisés en light painting (pas de photoshop) dans divers situations.

 

Ce travail présenté sous forme d’une série, raconte divers histoires de nuages,  plusieurs interpretations peuvent parfois se glisser dans la même photo...

 

Pourquoi les nuages ? Je suis un rêveur, j’ai un peu la tête dans les nuages… Et puis les nuages représentent beaucoup de choses : le rêve (« la tête dans les nuages »), l’espoir (qu’il pleuve), la peur (d’un orage), tantôt dangereux et imprévisibles, tantôt beaux et rassurants. L’Homme rêve également de dompter le temps, la météo, et donc les nuages….

 

Les nuages sont donc la pièce maîtresse de cette série, qui je l’espère, interpellera votre imaginaire.


 

[EN]: Here my new work, cloud stories, featuring one or multiple clouds made ​in light painting (no photoshop) in various situations. 

 

This work presented as a series tells stories of various clouds, several interpretations can sometimes slip into the same image ... 

 

Why clouds? I am a dreamer, my head is often in the clouds ... And the clouds represent many things: the dream ("head in the clouds"), hope (rain), fear (a storm), sometimes dangerous and unpredictable, sometimes beautiful and reassuring. The man also dreams of taming time, weather, and therefore the clouds .... 

 

The clouds are the centerpiece of this series, which I hope will transport your imagination.

Mirage

Mirage


Un nuage au dessus de la tête

A cloud over head

Attendre la pluie

Waiting for the rain

Tempête dans un verre d'eau

Storm in a glass of water



Artiste du light painting

Par Axel 8 mai 2014 5627 Vues 1 commentaires

Stéphane BRUNET et le light painting


Voici de belles photographies de notre partenaire Stéphane BRUNET avec la lampe Fenix E05.

Il est important de préciser que photoshop n'y est pour rien aux résultats de ces créations.


Je vous laisse apprécier l'artiste:

Le light painting

Par Axel 8 mai 2014 10954 Vues Pas de commentaire

Qu'est ce que le light painting ?

Le light painting (qui peut se traduire littéralement de l'anglais par « peinture de lumière ») est une technique de prise de vue photographique.

Elle consiste à utiliser un temps d'exposition long dans un environnement sombre en y déplaçant une source de lumière ou en bougeant l'appareil photo.

La photographie obtenue révèle alors toutes les traces lumineuses dues soit à l'exposition directe du capteur à la source lumineuse, soit aux objets éclairés.

 


Description

Le Light Painting est une technique photographique consistant à faire intervenir une ou plusieurs sources de lumière tenues à la main (typiquement des lampes de poche ou autre lasers) dans une scène photographiée avec un temps de pose supérieur à 1 seconde.

 

La lumière peut être :


Dirigée vers l'objectif : le résultat ressemble alors à une photo classique sur laquelle on aurait peint des traits lumineux.


Dirigée vers le sujet, ou une partie du sujet photographiée : la photo est ainsi éclairée par endroit, et sombre à d'autres.L'intérêt de la photo se trouve alors dans la qualité du jeu de lumière ainsi produit.

 
La mise en pratique de cette technique requiert un appareil photo disposant d'un temps de pose d'au moins une seconde, et de plusieurs minutes pour des scènes évoluées.

Tout comme la photographie de nuit, cette pratique a gagné en popularité avec l'avènement de la photographie numérique, entre autres parce que le photographe peut contrôler immédiatement le résultat de ses prises de vues.

 

 

Histoire

Le photographe américain Man Ray a réalisé plusieurs œuvres utilisant cette technique : A Man With Moving Light et Space-Writing, en 1937.

 

Pablo Picasso et le photographe Gjon Mili ont réalisé une série de photographies en 1949 en faisant un rapide crayonné dans l'air.

 
Le peintre Georges Mathieu fit une photographie pour une couverture de magazine japonais dans les années 1950.

L'artiste photographe Jacques Pugin fit plusieurs séries d'images avec cette technique en 1979.

 

 

Images obtenues

En déplaçant la source lumineuse

Le light painting est en général pratiqué :

Soit en étant devant l'appareil et en déplaçant une ou plusieurs sources lumineuses dans une scène pendant que l'appareil photo est sur pose longue.

Le résultat ressemble alors au tracé d'un crayon clair sur un fond sombre,soit en étant derrière l'appareil et en éclairant durant le temps de pose des parties spécifiques d'un objet ou d'une scène pendant que l'appareil photo est réglé sur pose longue.

Cette technique est utilisée notamment en exploration urbaine dans le cas de la photographie de vastes lieux obscurs où le flash ne convient pas.

 

En déplaçant l'appareil photo

Le light painting obtenu en déplaçant l'appareil photo, également nommé « camera painting » ou « camera toss », consiste à peindre une source de lumière sur le capteur de l'appareil photo en déplaçant ce dernier.

Le mouvement relatif du boîtier par rapport à l'objet éclairé donne un résultat approchant celui qu'on pourrait obtenir avec un appareil fixe ; mais le mouvement doit être d'amplitude beaucoup plus faible et le résultat est plus difficile à prévoir.

 

 

Technique et équipement

Le point et la profondeur de champ ne sont pas aisés à modifier pendant que la photo est en cours d'exposition.

On règle donc généralement l'ouverture du diaphragme aussi petite que possible, ceci ayant l'inconvénient de limiter la quantité de lumière, déjà rare dans un environnement sombre.
 

Les lampes de poche associées à des filtres colorés permettent de varier les teintes de lumières, leds, néons, flashs portatifs, frontales ou stylos lumineux, tisons enflammés, écrans de téléphones portables peuvent servir pour créer des formes insolites, dans une gamme de couleurs variées.

Il existe même des sources lumineuses créées spécifiquement pour cet usage, comme certaines applications disponibles sur les smartphones ou comme le « Hosemaster », qui utilise une fibre optique pour créer un point lumineux précis.

D'autres sources telles que bougies, allumettes, briquets et objets luminescents type cyalume sont aussi couramment employés.
 

Un trépied est généralement nécessaire pour garder le boîtier immobile durant le long temps de pose, mais l'appareil peut être posé sur tout support stable et donner le même résultat.

Un déclencheur à câble, évitant toute vibration causée par l'appui sur le déclencheur du boîtier, un déclencheur à minuteur ou une télécommande infrarouge à distance peuvent être utilisés pour parfaire les photos.
 

Une mise au point manuelle est souvent employée car la mise au point automatique est difficile dans un environnement sombre.

De plus, le photographe en light painting utilisera un film à faible sensibilité, ou un réglage à faible niveau ISO pour éviter le bruit (100 ISO).

Évaluer l'exposition correcte de l'image requiert de la pratique et varie selon l'intensité des lumières utilisées et l'intensité de l'environnement lumineux.
 

Dans le cas d'une photo avec déplacement de l'appareil, la moindre lumière ambiante conjuguée à des temps de pause trop long causeront rapidement une image délavée.

 

 

Quelques images d'illustration:

Photo light painting réalisée en déplaçant la source lumineuse vers l'objectif.

 

 

 

Photo light painting réalisée en déplaçant la source lumineuse vers la scène à photographier (en exploration urbaine).

 

 

 

Image combinant plusieurs techniques de light painting

 

Source: wikipedia.org